SOISSONS – Faire connaître le nombre de places disponibles en temps réel en ville, c’est l’objectif de la municipalité. Pour cela, elle déploie deux systèmes intelligents. Explications.

Soissons « smart City », c’est la vision d’Alain Crémont, le maire, pour sa ville. Selon sa définition, il s’agit d’ « une ville qui s’appuie sur les nouvelles technologies pour améliorer et faciliter la vie de ses habitants, la qualité des services proposés et en réduire les coûts. »  Un principe qui s’applique déjà à la rue Georges-Muzart en matière de stationnement et qui va être développé dans le cadre de la requalification du cœur de ville. La municipalité va déployer un dispositif de guidage et stationnement intelligents.

Cela va se formaliser de deux manières. La première: des panneaux disposés dès les entrées de ville et aux entrées du centre-ville et indiquant en temps réel, le nombre de places de stationnement disponibles. Un système particulièrement efficient pour les « poches » de stationnement, c’est-à-dire les parkings, comme celui de la place Marquigny ou encore le square bonnenfant. Comme « nous sommes dans une ville d’art et d’histoire, on ne va pas défigurer le paysage. On est très vigilant sur le type de panneau qu’on va mettre en place notamment sur le format et le code couleur. Il faudra qu’il soient les plus lisibles possibles, et les plus efficaces possibles en tenant compte des contraintes techniques des codes de l’urbaniste et de la route », indique Lucie Billaud, chargée de mission smart City, arrivée il y’a un mois et demi.

Ce dispositif visible par les automobilistes depuis la chaussée sera couplé avec une application: ParkingMap. Elle donne en temps réel les places libres et permet un guidage GPS jusqu’à elles. Elle fonctionne déjà rue Georges-Muzart. Pour ces deux systèmes, « on va mettre en place les mêmes capteurs que dans cette rue, d’abord sur la rue du Commerce et puis après, petit à petit dans tout le centre-ville ».

Au total, 2023 places de stationnement sont concernées par ces technologies

Ces capteurs ne sont pas enterrés sous la chaussée: « C’est une technologie qui ressemble à des caméras vidéo mais qui n’enregistrent pas. Cela fonctionne juste par analyse d’image. Elles sont positionnées en hauteur et analysent un périmètre de stationnement. Actuellement, on en a trois rue Georges-Muzart. » En tout, il y’aura 120 capteurs sur le périmètre du coeur de ville, dont les rues Saint-Martin, de Saint-Quentin, du Collège et Saint-Christophe qui vont être requalifiées dans les prochains mois. Le système sera opérationnel dans le courant de l’année 2019. Au total, 2023 places sont concernées par ces technologies sachant que le parking en silo du parc Gouraud, relativement proche du centre-ville et insuffisamment utilisé, sera inclus dans le système. L’objectif est double: renforcer l’attractivité du cœur de ville en rendant le stationnement simple et rapide et en donnant les éléments factuels montrant que stationner en ville est possible, mais aussi d’éviter la circulation et les rejets carbonés superflus.

Ludivine Bleuzé-Martin